Vous êtes ici : accueil >> centre de sauvegarde >> le suivi des animaux >> le suivi des phoques
Le suivi des phoques
- Les phoques à suivre...
- Données et Analyses
- Techniques et matériel
[Petite parenthèse Seaturtle.org]
Pour vous permettre de suivre en quasi direct (1 à 2 jours de décalage) les phoques équipés d'une balise Argos nous utilisons le site Seaturtle.org.
Ce site, crée par Michael Coyne, est très pratique et gratuit. C'est un service ouvert à tous.
Cependant, pour accéder aux cartes, il vous faut accepter la propriété intellectuelle.
Pour se faire cochez I accept, puis validez en cliquant sur Submit. (Cela ne vous engage à rien)
Vous souhaitez en savoir plus sur Seaturtle.org.
Les phoques à suivre...
Année 2009
Cette année notre association n'a pas équipé d'animaux avec un système Argos.
Nous souhaitons prendre le temps d'analyser les données acquises depuis 4 ans pour mieux appréhender la suite à donner à notre suivi et affiner les questions auxquelles nous voulons répondre.
Année 2006-2007-2008
Les cartes de suivi des phoques, suivis par balise Argos ces années-là, sont toujours consultables sur le site Seaturtle
>> Accéder à notre étude
>> La carte de Pluton
>> La carte de Poséidon
>> La carte de Arès
>> La carte de Bonnemine
>> La carte de Idéfix
>> La carte de Falbala
>> La carte de Tombelaine
>> La carte de Molène
> Vous pouvez également les consulter en vous rendant dans l'onglet >> Données et Analyses
Données et Analyses
Sommaire
Falbala
La balise Argos de Falbala
a émis du 13-01-08 au 18-03-08, soit pendant 66 jours.
Falbala est restée 2-3 jours à proximité de la plage d’Yport, puis elle est partie dans la Manche. Tout comme Idéfix,
elle est ensuite partie pour un long périple dans l'Atlantique à la limite du talus continental. 12 jours plus tard elle
a rejoint les côtes françaises au niveau du Finistère sud (pointe du Mousterlin). Cette zone est plutôt connue pour
l’observation des phoques gris, où régulièrement le centre de sauvegarde d’Océanopolis
récupère des jeunes en difficulté.
Elle est ensuite entrée dans l’estuaire de l’Odet où elle est restée presque un mois sans qu’aucune position ne la
signale à l’extérieur de l’estuaire. Un peu à l’image de Bonnemine, une fois arrivée dans un secteur favorable elle
s’est peu déplacée.
Idéfix
La balise Argos d' Idéfix
a émis du 05-11-07 au 07-03-08, soit pendant 124 jours.
Idéfix est resté environ 9 jours dans la baie du Mont-Saint-Michel avant de partir dans la Manche. Il a voyagé pendant 38 jours avant de s’établir plus durablement dans une zone. Il s’est d’abord dirigé vers les côtes anglaises, puis a longé l’Angleterre pour rejoindre l’Atlantique. Là, il a fait une grande boucle d’environ 9 jours qui l’a ramené au niveau de la presqu’île de Quiberon (56). Il est ensuite reparti vers le Nord et revenu dans la Manche. Il est passé une journée en baie du Mont-Saint-Michel s'est dirigé vers les côtes anglaises pour finalement s'établir dans un secteur en face de la baie de Canche, où il est resté 34 jours. A partir de ce moment, il est resté beaucoup de temps en mer dans le même secteur, en alternant des retours à terre dans les baies du département de la Somme (Canche, Authie, Somme).
En ce qui concerne la réhabilitation de ce jeune phoque, nous avons la certitude qu’il a survécu plus de deux mois
après son lâcher, donc qu’il a su s’alimenter. De plus, nous avons eu la chance d’avoir un
contact visuel
avec l’animal,
par l’intermédiaire de Marie-Hélène Fremau. Cette observation nous a permis de constater qu’il était en parfaite condition
physique et qu’il avait des contacts sociaux habituels avec d’autres membres de son espèce. Cet individu a donc été bien
réhabilité.
La représentation spatiale du suivi d'Idéfix pendant ces 124 jours est différente de ce que nous avons observé avec Pluton, Poséidon, Arès et Bonnemine : il s'est déplacé pendant un nombre de jours consécutifs plus important et il a été beaucoup plus au sud-ouest (comme Falbala).
Bonnemine
La balise Argos de Bonnemine
a émis du 05-11-07 au 09-01-08, soit pendant 66 jours.
Bonnemine est restée dans la baie du Mont-Saint-Michel environ 9 jours. Puis elle a traversé la Manche de manière assez rectiligne, pour rejoindre les côtes anglaises dans le secteur de la baie de Lyme. Une semaine plus tard elle a rejoint l’anse de Poole.
Du 24/11/07 jusqu’à la fin des émissions de sa balise, Bonnemine s’est peu déplacée.
Agrandir le plan
Bonnemine a été aperçue en mer, seule, dans Kimmeridge baie par Dave BURDON, le 24/11/08.
Cette observation très intéressante a été pourtant fugace et n'a pas permis d'apporter des informations concernant sa
condition corporelle, sa socialisation, etc. …
Des recherches ont été effectuées spécifiquement, fin janvier, par Nathanaëlle Eudes et
Gérard Gautier
,
des amis du CHENE passionnés par les phoques, pour essayer de voir Bonnemine et récolter plus d’informations sur la
réussite de sa réhabilitation. Mais il n’a pas été possible de l’observer.
Après 66 jours de suivi par balise Argos, nous pouvons conclure que l’animal a survécu à son retour dans le milieu
naturel et donc qu’il a su s’alimenter seul.
Il a donc pu s’adapter, bien qu’il ait été retiré très jeune (moins d’un jour) du milieu naturel. La réhabilitation d’un
Phoque veau-marin élevé par l’Homme dès son plus jeune âge semble ainsi possible.
Restons tout de même prudents dans nos conclusions, nous avons seulement les résultats pour 2 individus (voir le cas de Jupiter, en 2005) depuis que le CHENE soigne des phoques et nous ne savons pas ce qu’il en est des contacts sociaux et des capacités de reproduction.
Arès
La balise Argos d'Arès
a émis du 19-01-07 au 24-06-07, soit pendant 157 jours.
Arès est resté quelques jours dans la baie des Veys, puis très rapidement, il est parti en "voyage" : il a traversé la Manche pour rejoindre les côtes anglaises. Il est arrivé à proximité de l'ile de Wight, dans la baie de Portsmouth. D'après les renseignements pris auprès du SMRUSea Mammals Research Unit ce secteur est fréquenté par quelques phoques veaux-marins, mais aucune colonie n'y est établie.
Après une petite dizaine de jours, il a fait le voyage dans l'autre sens pour revenir en baie des Veys.
Comme Pluton, il avait un "lieu d'attache" : la baie des Veys, où il a passé la majorité de son temps. Il est parti plusieurs fois se "balader" dans d'autres lieux (les côtes anglaises et le Cap de la Hague).
Comme Poséidon, il a résidé dans le secteur de surveillance aérienne de
Gérard Gautier
et nous avons donc eu des observations visuelles. Il a été photographié plusieurs fois sur un banc de sable à proximité
d'autres phoques veaux-marins.
La présence d'une balise Argos, colorée en rouge, ne semble donc pas avoir provoqué de rejet de la part des individus sauvages
de la colonie.
Poséidon
La balise Argos de Poséidon
a émis du 27-09-06 au 15-11-06, soit pendant 55 jours.
Poséidon est resté environ 15 jours dans un secteur entre l'estuaire de la Seine et l'estuaire de l'Orne, puis il a rejoint la baie des Veys où réside une colonie de phoques veaux-marins. Ensuite, il est principalement resté dans la baie des Veys, en effectuant de temps en temps des petits "voyages" à quelques dizaines de kilomètres, vers la pointe du Cotentin.
Grâce aux observations assidues de
Gérard Gautier
,
nous avons eu des images montrant Poséidon en compagnie des autres phoques de la baie des Veys.
Le fait qu'il ait séjourné quelques temps dans un centre de soins, et la présence d'un objet collé sur sa tête ne semble donc pas avoir provoqué de rejet par ses congénères.
Pluton
La balise Argos de Pluton
a émis du 27-10-05 au 24-05-06, soit pendant 210 jours.
Pluton a passé la majorité de son temps dans la baie de Somme, vraisemblablement dans la colonie de phoques veaux-marins résidant sur ce site. On constate qu'il a également largement prospecté les alentours. Il est parti le 22 janvier vers le nord et a atteint la frontière avec la Belgique le 27 janvier. Tranquillement, en prenant le temps de rester un peu sur le secteur de Calais et du Cap Gris Nez, il est revenu le 5 février en baie de Somme.
Il a également largement exploité différentes parties de la Manche, entre Dieppe et Brigthon.
Techniques et matériel
Le Phoque veau-marin est, comme son nom l'indique, un animal marin. A ce titre les méthodes de suivi choisies doivent tenir compte de ce paramètre.
Nous avons développé 3 techniques pour avoir des retours de données concernant les animaux que nous relâchons.
Quelque soit la méthode adoptée, lorsque l'animal est marqué, donc identifiable, certaines personnes peuvent nous
renvoyer des données d'observation.
Nous avons beaucoup de retours de personnes appartenant au
RNE
dont le fameux Gérard Gautier
Sommaire
La bague
©Philippe Thierry
Tous les phoques veaux-marins soignés au CHENE sont équipés d'une
bague en plastique de couleur orange
, fixée sur la palmure gauche. L'animal est ainsi individualisé grâce à cette bague portant un code unique.
Cette marque étant assez petite, elle est presque illisible lorsque l'animal est de retour dans son milieu naturel.
Elle nous permet néanmoins d'identifier le cadavre d'un animal.
La plaque couleur
©Alice Bonnot
©CHENE
Les premières années, le CHENE a utilisé des
plaques de couleur
pour pouvoir reconnaître les animaux de loin. Collées à l'arrière du crâne, elles tombent avec le renouvellement du poil,
au moment de la mue, entre les mois de juin-juillet pour les jeunes et juillet-août pour les adultes.
La balise Argos
©Didier Pazery
Depuis 2005, nous utilisons une deuxième méthode de suivi à distance :
la balise Argos
Ce système permet de suivre les déplacements de l'animal pendant plusieurs mois (jusqu'à 6 mois).
Comme pour les plaques de couleurs, la balise est collée à l'arrière du crâne et tombe au moment de la mue. Les avantages de
cette méthode sont alors qu'elle
- - n'est pas tributaire de la présence d'un observateur
- - permet de suivre les déplacements des phoques en mer
- - donne entre 0 et 5 localisations / jour (2 en moyenne)
Cette action peut être menée grâce à la participation financière de
>> la Région Haute-Normandie
>> le Département de Seine-Maritime
>> la DIREN de Haute-Normandie
>> Exxon Mobil
>> Comment fonctionne une balise Argos ?
Une balise Argos est un émetteur. Elle fonctionne grâce à une batterie, contient toutes sortes de capteurs et utilise une fréquence radio unique.
Le signal est reçu par un récepteur particulier, embarqué dans certains satellites (5 au total).
Ce récepteur est nommé système Argos.
La gestion de ce récepteur est assurée par la société CLS (Collecte Localisation Satellites). Elle s'occupe de récupérer toutes les informations, calculer la position de l'animal et renvoyer toutes les données à l'utilisateur.
Le nombre de données obtenues dépend de la fréquence de passage des satellites au-dessus de la balise.
Par exemple, dans le secteur de la ville du Havre, il y a 47 passages par 24 heures (source : simulation de CLS).
La durée de vie de la balise est encore très variable, elle dépend de la durée de vie de la batterie qu'elle contient.
Dans le cas du matériel que nous utilisons pour le suivi des Phoques veaux-marins soignés au CHENE, elle est estimée
entre 3 et 5 mois.
>> Est-ce dangereux pour l'animal ?
Le poids léger (145 g), la forme hydrodynamique et l'emplacement choisi pour la pose de la balise ont été étudiés pour limiter au maximum le dérangement de l'animal induit par la fixation d'un corps étranger.
Idéfix équipé d'une balise se repose près d'un congénère ©Marie-Hélène Fremau
Depuis 2005, certains animaux équipés avec ce matériel ont été revus sur des bancs de sable, dans des colonies de la région. Nous avons eu la confirmation que la pose d'un tel matériel n'est pas préjudiciable à la bonne réhabilitation des phoques dans leur milieu naturel.
Elle n'empêche pas l'animal de se nourrir correctement et ne provoque pas de rejet de la part de ses congénères.







